1 ado sur 4 est en deficit de sommeil : la faute aux smartphones…

Nous sommes entrés de plein pied dans l’ère numérique, mais il est peut-être temps pour les adolescents de remonter le temps pour retrouver les 9,3 heures de sommeil dont ils ont besoin chaque nuit pour être en bonne santé physique et mentale.

De nouvelles données montrent que de plus en plus de jeunes  ne dorment pas assez et que très souvent, leurs téléphones et tablettes en sont responsables. .

Un adolescent sur quatre dort moins de sept heures par nuit.

L’analyse de deux enquêtes de longue durée financées par le gouvernement américain suggère que ce chiffre est de 58% supérieur à celui de 1991 et de 17% supérieur à celui de 2009.

Les données ont également montré que plus les jeunes passent de temps en ligne, moins ils dorment. Passer cinq heures par jour en ligne augmente de 50% le risque d’être en manque de sommeil.

« Le sommeil des adolescents a commencé à se réduire juste au moment de l’avènement des smartphones »

Les pédiatres sont de plus en plus préoccupés par l’impact de l’utilisation excessive de la technologie sur le sommeil. Le principal effet délétère agit sur l’inhibition de la sécrétion de la mélatonine. Cette hormone est le somnifère du corps – sécrétée  dans le cerveau lorsque l’œil détecte la diminution de l’intensité lumineuse en soirée.

Pour beaucoup, les smartphones et les tablettes font partie intégrante de la vie de tous les jours. La clé est donc la modération, explique le professeur Twenge. « Il est particulièrement important de ne pas utiliser ces appareils juste avant de se coucher, car ils peuvent interférer avec l’endormissement. »

 

La dette de sommeil ne serait pas « remboursable »…

Matthew Walker, directeur du Centre du sommeil à l’université de Californie, à Berkeley, tire la sonnette d’alarme sur la carence de sommeil : « Le sommeil n’est pas comme la banque, vous ne pouvez pas cumuler une dette et ensuite essayer de la rembourser plus tard » 

et d’ajouter : « Les êtres humains sont les seules espèces qui se privent délibérément du sommeil sans gain apparent. Beaucoup de gens passent leur vie dans un état de manque de sommeil permanent »

Le terme « dette » serait donc galvaudé 

Il est bien connu que le manque de sommeil est associée à des problèmes de concentration, de mémoire et de défense du système immunitaire. Il peut même engendrer une baisse de l’espérance de vie.

Le scientifique indique également que dormir plus longtemps le week end pour tenter de « rattraper » le retard pris la semaine ne serait pas suffisant. « Vous essayez de vous endormir avec une « dette » que vous avez accumulée dans votre cerveau et votre corps pendant la semaine? Malheureusement, le sommeil n’est pas comme la banque, de sorte que vous ne pouvez pas cumuler une dette et ensuite essayer de la rembourser plus tard. (…) Vous ne récupérez jamais tout ce que vous avez perdu « .

Plus de détails : http://www.npr.org/sections/health-shots/2017/10/16/558058812/sleep-scientist-warns-against-walking-through-life-in-an-underslept-state

 

Sommeil et performance sportive 1/3

Sommeil et performance sportive

 

Nous passons 1/3 de notre vie à dormir et ce n’est pas du temps perdu. Un sommeil de qualité est indispensable à la santé physique et mentale et ceci est d’autant plus vrai pour les sportifs.

De nombreuses études ont mis en évidence que le manque de sommeil impactait rapidement les performances de force, puissance et vitesse, mais également les performances d’endurance. A l’inverse, la quantité et la qualité de sommeil ne seraient-elles pas des vecteurs de performance ? Possible quand on sait que LeBron James et Roger Federer déclarent dormir 12h00 par nuit soit 50% de plus que le commun des mortels.

Outre l’intérêt d’un sommeil de qualité pour la performance, la santé des athlètes est particulièrement concernée.

Deux études récentes ont montré des résultats intéressants, renforçant l’idée qu’il est indispensable d’encourager les sportifs à bien dormir. Le détail dans un prochain post !

Le travail posté affecte la mémoire

Une récente étude Australienne a comparé les performances de mémorisation de travailleurs postés (3×8, horaires décalés…) et de travailleurs de jour. Il était demandé aux participants de mémoriser des positions de mots sur un écran. Après 12 heures d’éveil occupées par une « journée » de travail, les deux groupes mémorisent moins bien que lorsqu’ils ont une période de sommeil durant ces 12 heures. Cependant, les performances des travailleurs postés sont statistiquement moins bonnes que les performances des travailleurs de jour.

Ces résultats suggèrent que le travail posté, c’est à dire les périodes de sommeil irrégulières et décalées, affectent durablement les processus de mémorisation. Il est donc primordial pour les travailleurs postés d’être très vigilants sur leur qualité de sommeil.

Référence de l’étude : The effect of sleep on item recognition and source memory recollection among shift-workers and permanent day-workers.

L’alcool : un faux ami du sommeil

Alcool et sommeil

Contrairement à ce qu’on pourrait croire, boire un petit verre avant de s’endormir serait contreproductif…

Une étude Québécoise récemment rendue publique explique que si l’alcool permet de s’endormir rapidement sans se réveiller pendant les premières heures, il bouleverserait le reste de la nuit en provoquant un sommeil fragmenté, des éveils nocturnes et, parfois, un réveil matinal précoce avec incapacité de se rendormir.

L’étude indique également que 4% des personnes interrogées et 10% des insomniaques auraient recours à l’alcool comme « somnifère ».

Mais la consommation excessive d’alcool ne perturbe pas seulement la nuit. La journée suivante, la capacité à accomplir des tâches d’attention partagée serait affectée en raison des effets de l’abus d’alcool sur le cycle du sommeil. La vigilance et la concentration à des tâches complexes ou dangereuses en seraient perturbées.

Une raison de plus de consommer avec modération…